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Le Sénégal

Zone transitoire entre le Sahara au nord et les forêts luxuriantes du sud, le Sénégal au climat tropical offre à ses visiteurs des paysages, une flore et une faune remarquables. 
L’autre intérêt d’un voyage au Sénégal réside dans les rapports humains, car la décontraction et la joie de vivre des sénégalais facilitent les contacts. L’hospitalité sénégalaise, la « teranga », est une véritable tradition d’accueil et de plaisir de recevoir. De plus, le Sénégal a la réputation d’offrir la meilleure cuisine d’Afrique de l’Ouest.

La musique et la danse sont comme dans toute l’Afrique présentes partout, traditionnelles ou plus modernes comme le Mbalax de Youssou NDOUR.

Le Sénégal est aussi une destination reconnue et appréciée des amateurs de pêche sportive et exotique. A cinq (5) heures de vol de Paris, ce pays francophone offre la douceur de son climat, l’océan et ses magnifiques plages.
Sa richesse en ressources halieutiques offre d’énormes potentialités pour la pêche en mer et en lagune, on y dénombre plus de 80 espèces de poissons. La pêche hauturière aux sailfishs, marlins, espadons ou thons se pratique de juin à septembre à Dakar et à Saly dans la région de la petite côte.

 


La casamance

La Casamance au sud du Sénégal est une destination axée sur la pêche côtière dans les nombreux bras de mers du delta de son Fleuve. Du bord, en bateau, au lancer, en surf casting, à  soutenir ou à la traîne, la pêche aux gros poissons exotiques, barracudas, carangues, capitaines, carpes rouges, otolithes, raies… se pratique toute l’année.

A l’extrême sud du Sénégal, la Casamance compte 800 000 habitants sur une superficie de 29 000 km2. Le fleuve qui lui a donné son nom irrigue la région sur plus de 300 km et est navigable jusqu’à Ziguinchor la principale ville.
Le fleuve et la densité de son réseau hydrographique, la douceur du climat, l’abondance des pluies et la fertilité des terres font de la Casamance le grenier du Sénégal
 
La Casamance se situe entre la Guinée Bissau et la Gambie, pays anglophone enclavé à l’intérieur du Sénégal. La région est délimitée à l’est par le fleuve Gambie et à l’ouest par l’Océan Atlantique avec 86 km de côtes.
Le climat tropical de type guinéen est adoucit à l’ouest par les alizés provenant de l’océan, la température moyenne est de 28° C.
Grace à la mousson provenant de l’anticyclone de Sainte-Hélène la saison l des pluies appelée l’hivernage, s’étale de juillet à octobre. La Casamance est la région la plus arrosée du Sénégal, avec une précipitation moyenne de 1 400 mm par an.
La Casamance  offre à ses visiteurs d’immenses plages de sable fin caressées par les alizés, Carabane, Cap Skirring, Diembereng, Kafountine…
Des labyrinthes de canaux, appelés bolongs, et d’îles dans l’estuaire très poissonneux du fleuve Casamance, paradis pour toutes les pêches sportives, traîne, surf casting, soutenir et les amateurs de nature ou d’excursions.

De magnifiques paysages le long du fleuve jusqu’à Ziguinchor, La principale ville de Casamance, et des villages au riches patrimoine culturel, Enampore, Oussouye, M’lomp…

 

 

Le Cap Skirring

Le Cap Skirring est sans doute le lieu le plus paradisiaque du Sénégal, de la Casamance et l’un des plus beaux et des plus agréables d’Afrique.
Contrairement au reste du pays (et particulièrement la zone plus septentrional nommée la petite Côte), le Cap Skirring bénéficie toute l’année d’une mer chaude et claire. S’il est impossible ou difficile de se baigner en janvier à  Dakar et à Saly, les eaux du Cap restent chaudes toutes l’année. Les plages, pour la plupart désertes, qui bordent l’océan de Kabrousse à Diembereng sont celles des magazines, des posters ou des films de pirates. Bordées de près par une forêt dense et des cocotiers, on peut rapidement, pour peu que l’on fasse quelques centaines de mètres, s’y sentir seul au bout du monde.
Et pourtant vous vous trouvez à 5 ou 6 heures de vols de la plupart des capitales Européennes, ce qui fait du Cap la destination véritablement tropicale la plus proche de Paris, Londres, Bern, Madrid ou Bruxelles. Avec un décalage Horaire d’à peine une heure en hiver et deux heures en été, la Cap est la destination idéale tant pour un court séjour d’une semaine que pour un long farniente d’un mois.
La situation du Cap Skirring l’a coupé du monde pendant des siècles : à l’Est, la forêt la plus dense du pays faite d’un décale d’arbres gigantesques et de lianes forme aujourd’hui le Parc National de Basse-Casamance et accueille encore les cérémonies traditionnelles des Diola qui peuplent la région.
Au Sud, la frontière avec la Guinée-Bissau (ex Guinée Portugaise) et le bolong  d’Essoukoudiak marquent la limite du territoire sénégalais. Au Nord, c’est le majestueux fleuve Casamance, qui, tel l’Amazone, se jette dans l’Océan Atlantique en créant un enchevêtrement de mangrove, véritable labyrinthe de Minos végétal accueillant au sein de ses palétuviers des espèces animales parmi les plus rares de la planète. La végétation y est tellement dense, que vu du ciel, rien ne pourrait laisser passer, à part la piste d’un aéroport construit pour la circonstance, qu’un Eden touristique y est né.

Aujourd’hui le Cap Skirring se sont près d’une trentaine d’hôtels, de campements et de résidences, des restaurants en tous genres, des loisirs et, fait rarissime, un village qui a su conserver intégralement ses traditions séculaires.

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La géographie

La Casamance est une vaste forêt et une plaine qui couvre une superficie totale de 52 000 km2 dont le seul relief est représenté par les conforts du Fouta Djalon au Sud-est du territoire. La Casamance est limitée au nord par la Gambie (10 300 km2), au sud par la Guinée Bissau, à l’est par le Mali et à l’Ouest par l’océan Atlantique. Cette façade maritime est longue de 200 kms. La Casamance est composée de la Basse, Moyenne et  Haute Casamance.

  • La Basse Casamance : le Kassa, le Fogny (départements de Ziguinchor, Oussouye  et Bignona. 
  • Moyenne Casamance : le Pakau, Balantacounda (département de Sédhiou) 
  • Haute Casamance : le fouladou, le Boundou (départements de Kolda, Vélingara, Tamba et Kédougou).

D’ouest en est, la Casamance est traversée par un fleuve de 300 kms qui porte son nom et est navigable aux gros bateaux jusqu’au port de Ziguinchor la capitale.

Climat et végétation : le climat est de type soudano-guinéen caractérisé par une période humide correspondant aux mois de juillet à octobre appelée ici saison des pluies ou hivernage. La pluviométrie varie entre 800 à 2000 mm d’est en ouest. La végétation est de type tropical vers l’ouest. D’immenses forêts  parcourues par des cours d’eau salée, « bolongs » couvrent 62% de la superficie. Tout au long des « bolongs » se crée une végétation de mangroves, palétuviers et rizières. A l’est du pays existe une savane forestière.

Population : la Casamance compte 1 400 000 habitants. Les Diolas : 38% de la population, les peuls 26%, les Mandingues 18%, les Manjacks, les Mankagnes, les Bassaris et autres. Toutes ces communautés sont jalousement attachées à leur culte et coutume dans le respect de la convivialité.

Religion :
62% de la population sont converties à la religion musulmane introduite par les sectes kadriya répandue par la famille maure Kounta au 19ème siècle, par Moussa Molo Baldé et Fodé Kaba Doumbia.
24% de la population sont catholiques et l’animisme reste vivace chez les Diolas et Bassaris.  
 
La basse Casamance : c’est la région administrative de Ziguinchor. Sur 7339 km2 elle se compose de zones de mangrove inondées formant des canaux appelés « bolongs » (sur ou moins 50% du territoire).
Ce sont les rizières qui dominent très largement le paysage agricole de la Basse-Casamance. Les populations locales ont développé un type de culture de riz original qui malgré les outils rudimentaires utilisés donne un rendement assez bon pour l’autosuffisance.
L’économie est principalement tributaire de la pêche (ports d’Ellinkine, Abéné, Cap Skirring ou Kafoutine) du tourisme (stations du Cap Skirring et d’Abéné-Kafoutine) et dans une moindre mesure de l’agriculture, principalement pratiquée pour l’autoconsommation


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Société

La Basse-Casamance est majoritairement peuplée de Diolas et de sous- groupes qui leur sont apparentés : Floup, Bliss, Fogny, Karones, Bandial, Bayot, Ering, Essil…
Manjack, Bainouks et Balantes  sont les autres ethnies traditionnellement présentes dans la région. Manjack et Balantes sont les principales communautés de la Guinée-Bissau voisine.

En photo ci-contre : Lutte traditionnelle.

Activité économiques

L’activité industrielle se cantonne à Ziguinchor, traitement et conditionnement des poissons, des crevettes et fruits, usine à bois et surtout l’huile d’arachide qui génère 90% des activités du port pour le transport de l’huile.
Favorisée par le climat et des sols très fertiles l’économie régionale repose essentiellement sur l’agriculture, 80% de la population s’adonne à des activités agricoles.

Le riz avec 40 000 ha de rizières, plus de la moitié des terres cultivées en Basse-Casamance, pour une production annuelle d’environ 50 000 tonnes est la culture la plus pratiquée.
Viennent ensuite le mil, l’arachide, le maïs, le sorgho et le niébé. La région produit aussi beaucoup de fruits, la mangue, est la plus cultivée, et sur les marchés l’on trouve oranges, mandarines, pamplemousses, bananes…
La culture du cajou, fruit de l’anacardier est en pleine progression. La noix de cajou est utilisée comme friandise à l’apéritif et dans l’industrie du chocolat. La pulpe de la pomme de cajou très riche en vitamine  C, sert à la fabrication de confitures et de jus de fruits. Mais aussi du « Soum-Soum », un alcool artisanal obtenu après fermentation de la pulpe.
C’est seulement après la récolte du riz que les casamançais se lancent dans d’autres activités.
Les hommes pêchent, construisent ou entretiennent les habitations et récoltent le vin de palme, appelé « BUNUK », 300 000 litres de cet alcool sont produits chaque année.

Les femmes font le maraîchage, la récolte du sel, huitres de palétuviers, coquillages, la transformation du poisson et la préparation de l’huile de palme.
La baisse de la pluviométrie de ces dernières années a fait remonter la salinité, l’acidification et l’ensablement des terres cultivables. Et malgré la construction de barrages un bon nombre de rizières deviennent inexploitables.
Aussi pour les casamançais la pêche et ses dérivés, construction de pirogues, accessoires et outillages deviennent des perspectives de revenus très intéressants.
La Casamance avec  ses 86 km de côtes, son plateau continental, son fleuve long de 300 km et ses multitudes de bolongs est riche en ressources halieutiques et offre d’énormes potentialités pour la pêche maritime, lagunaire et fluviale. On compte plus de 4 000 pirogues motorisées pour 8 000 pêcheurs qui ramènent à terre 18 000 tonnes de poissons et 2 tonnes de crevettes par an.

On dénombre plus de 80 espèces de poissons, yaaboy (sardinelles), rougets, soles, thiofs (mérous), wahoos, dorades, sérioles, ombrines, espadons, marlins, carpes rouges, blanches, grises, noires, capitaines, carangues, barracudas, otolithes…

 

Animaux

Certains d’entre vous souhaitent emmener leur animal de compagnie en voyage. Ça ne pose en théorie aucun problème au Sénégal pour peu que l’hôtel qui vous accueille accepte cette présence. Il leur faudra impérativement un carnet de vaccination international (consultez votre vétérinaire)